Conscience

substantif féminin


  • Organisation de son psychisme qui, en lui permettant d’avoir connaissance de ses états, de ses actes et de leur valeur morale, lui permet de se sentir exister, d’être présent à lui-même
  • L’être humain même, en tant qu’il est doué de conscience.
  • Flux qualitatif des états intérieurs”
  • Champ de l’activité cérébrale, dirigé par l’attention qui détermine son contenu et sa plus ou moins grande ouverture, auquel se limite la conscience à un instant donné
  • Champ de la connaissance claire.
  • Modification du sujet.
  • Acte par lequel le sujet prend connaissance de cette modification
  • Ensemble des phénomènes existant simultanément dans la conscience à un instant donné et dont la succession représente l’activité cérébrale du sujet
  • Intuition par laquelle l’homme prend à tout instant une connaissance immédiate et directe, plus ou moins complète et claire, de son existence, de ses états et de ses actes
  • Connaissance instantanée, non accompagnée d’effort, du vécu tel qu’il se présente.
  • Connaissance claire indirecte, accompagnée d’effort, la conscience effectuant un retour réflexif sur elle-même pour analyser et caractériser avec exactitude le fait conscient ou l’objet de la conscience.
  • Passage à la conscience claire et distincte de ce qui, jusqu’alors, était automatique ou implicitement vécu”
  • « L’individu prend conscience d’une relation d’autant plus tard et plus difficilement que sa conduite a impliqué plus tôt, plus longtemps ou plus fréquemment l’usage automatique de cette relation ». Loi formulée par Ed. Clarapède dans les Archives de Psychologie, en 1918, t. XVII, p. 71”
  • (…) contenu plus ou moins confus de la conscience, en marge de la conscience claire (proche du pré-conscient et du subliminal)”
  • Conscience relative à la phase hypnagogique du sommeil.
  • (…) structure générale de la personnalité du psychopathe telle qu’elle lui apparaît à lui-même (…)”
  • Accès à la conscience claire, par une cure psychanalytique, d’un conflit jusque-là refoulé dans l’inconscient et faisant problème.
  • Connaissance immédiate, intuitive, synthétique et assez floue de quelque chose.
  • Avoir l’intuition, l’impression, le sentiment de quelque chose; avoir connaissance, se rendre compte de quelque chose de façon très globale.
  • Perdre la notion de quelque chose, ne plus en avoir la connaissance minimale qui permettrait en particulier d’ajuster son comportement.
  • Dans le même sens
  • Connaissance claire, acquise par l’analyse et la réflexion, de l’expérience vécue.
  • Avoir une connaissance claire, le sentiment net de quelque chose; sentir avec intensité la réalité de quelque chose.
  • Acquérir la connaissance claire de quelque chose; apercevoir quelque chose avec suffisamment de netteté pour en tenir compte le cas échéant.
  • Fait de prendre connaissance, conscience de quelque chose, en particulier de l’existence d’un problème, par une démarche intérieure souvent plus morale qu’intellectuelle.
  • Jouir de toutes ses facultés de connaissance actuelle, avoir tous ses esprits.
  • Ne plus être présent à soi-même, perdre (la) connaissance (de son existence) du fait de l’endormissement, d’une drogue…; s’évanouir.
  • Reprendre connaissance, revenir à soi.
  • (…) sentiment intime que le locuteur a des règles et des valeurs linguistiques (…)”
  • Connaissance claire qu’ont les membres d’une classe sociale du statut qu’occupe leur classe dans l’échelle de la société différenciée dont elle fait partie, et les sentiments que suscite cette connaissance
  • Ensemble des faits psychiques, saisis par la conscience spontanée, propres à une personne ou à un ensemble de personnes qui les ont en commun
  • Ensemble des faits psychiques (représentations, idées, sentiments, aspirations, croyances, interdits…) communs aux membres d’une même société, qui se manifeste par les rites, les traditions, les institutions… et dont l’existence est particulièrement ressentie lors de certains rassemblements.
  • Propriété particulière de la conscience humaine
  • Conscience peu scrupuleuse.
  • Ne pas être scrupuleux et se juger avec une grande indulgence.
  • Homme de devoir.
  • Tenir pour une obligation de, se faire un devoir de.
  • En jugeant avoir accompli son devoir conformément au système moral accepté
  • Personne douée d’une conscience morale particulièrement vive, à laquelle elle se conforme sans compromis.
  • Injonction de la conscience relative à un acte futur.
  • Problème mettant en jeu la conscience morale parce qu’il implique, pour que soit préservée la paix de la conscience, le besoin et la nécessité, malgré certaines difficultés, de se conformer à une obligation morale.
  • Avoir, quoi qu’il arrive, la certitude et la satisfaction d’agir − ou d’avoir agi − selon sa conscience.
  • Conscience satisfaite de l’homme qui a le sentiment d’agir conformément aux valeurs morales et de n’avoir aucun reproche à se faire.
  • «
  • Trouver les accommodements et l’indulgence nécessaires vis-à-vis de soi-même pour avoir à moindre frais le sentiment de s’acquitter de ses obligations morales et de n’avoir rien à se reprocher
  • Conscience insatisfaite et culpabilisée de l’homme qui a le sentiment de n’avoir pas − ou d’avoir mal − respecté les valeurs morales.
  • Rappeler à qqn les raisons qu’il a d’avoir mauvaise conscience
  • Pour s’acquitter d’une obligation et assurer, quoi qu’il arrive, la tranquillité de sa conscience, mais sans conviction et en se donnant le moins de peine possible.
  • En toute honnêteté, en toute probité.
  • Sans porter aucunement atteinte à la conscience morale.
  • Dans ma plus intime conviction.
  • Avoir un grave manquement à la morale à se reprocher.
  • Faire, laisser peser sur lui l’entière responsabilité de quelque chose.
  • Mettre (un aliment) dans son estomac, charger son estomac de (cet aliment), manger quelque chose.
  • Manger beaucoup.
  • Dire, avouer tout ce que l’on a à se reprocher.
  • Liberté laissée à chacun, en particulier par les pouvoirs publics, de juger des doctrines, religieuse et philosophique notamment, qui lui conviennent, accompagnée de la liberté d’y conformer sa vie.
  • Empêcher par quelque moyen, en particulier par la force et la répression, l’usage et/ou la manifestation de la liberté de conscience.
  • Disposition légale permettant à un journaliste de rompre le contrat le liant à son employeur, pour des raisons de liberté de conscience, en cas de changement d’orientation du journal, et cela dans des conditions d’indemnisation équivalant à celles prévues pour les licenciements abusifs
  • Abandonner à d’autres personnes, en échange de certains avantages, son pouvoir et son droit de juger par soi-même et de se déterminer librement.
  • Action d’objecter des devoirs supérieurs d’ordre religieux, ou simplement moral, pour refuser d’accomplir une obligation légale
  • Celui qui oppose une objection de conscience à l’accomplissement de ses obligations militaires
  • (S’interroger) en toute honnêteté.
  • Pièce en bois (…) garnie de fer ou seulement en fer, que l’on pose sur la poitrine pour soutenir et pousser le foret pendant qu’on le fait tourner avec un archet”
  • Scrupuleuse honnêteté que l’on apporte à l’exécution de son travail, inspirée par le sens des exigences de sa profession accompagné de la volonté de s’en acquitter au mieux quelles que soient les difficultés.
  • Application, minutie, soin que l’on apporte à l’accomplissement d’un acte quelconque.
  • Travail particulièrement délicat pour l’exécution duquel on s’en rapporte à la conscience professionnelle du typographe qui est, en conséquence, rémunéré à l’heure ou à la journée, contrairement à ce qui se passe pour le travail à la pièce.
  • Ensemble des ouvriers travaillant en conscience.
  • Local où se fait le travail en conscience, où se tiennent les hommes de conscience.
  • Examen approfondi, prescrit par l’Église, de ses pensées, de ses intentions, de ses actes du point de vue de leur valeur morale, fait en particulier pour se préparer à la confession.
  • Difficulté créée par une situation ambiguë où la conscience hésite à se déterminer dans un sens précis faute d’une prescription religieuse à laquelle se référer dans un tel cas.
  • Le tenir pour obligé de faire quelque chose au nom de la morale, quelles que soient les difficultés qui en résultent
  • Situation conflictuelle délicate à résoudre, sa solution engageant la conscience morale du sujet; scrupule.
  • a) Avoir scrupule à faire quelque chose que l’on ressent comme allant à l’encontre de sa conscience morale. b) Se tenir pour obligé de faire quelque chose parce que l’on en ressent l’obligation morale.
  • Se faire un cas de conscience de.
  • C’est un cas de conscience de.
  • Homme d’Église qui dirige la conscience de quelqu’un pour l’aider à vivre selon les valeurs morales et religieuses.
  • Conseil ecclésiastique appartenant au conseil royal et chargé de régler certaines affaires ecclésiastiques.